Cette semaine, on repart dans le blues, avec Forty-Four, joué par Howlin’ Wolf, repris par Clapton avec (très) peu de changement. Le morceau, lancé par quatre notes de piano, est ponctué par des percussions très lourdes, entêtantes, et le riff de guitare, gras et assez imposant.
On trouve deux reprises de Clapton, a priori, une sur Nothin But The Blues, l’autre sur son dernier très, très bon album live avec Wynton Marsalis. Cette dernière version est encore plus imposante, grâce aux cuivres qui viennent construire un véritable mur sonore.
Dans les trois versions, cela dit, ce qui frappe le plus reste la voix. D’abord celle de Howlin’ Wolf, rauque, puissante, presque agressive, et finalement parfaitement adaptée au morceau. Celle de Clapton ensuite, aux antipodes de ses premières voix sur les morceaux de Cream, très aigües, cette fois très puissante.
Il aura donc suffi que je dise que le morceau de la semaine était sur une bonne voie pour que je l’abandonne deux semaines, tiens. On y revient, avec un morceau de Wimple Winch, obscur groupe britannique de garage des sixties. Morceau découvert aux détours de pas mal de concerts des KitchenMen qui en jouent une reprise très énergique. La ligne de basse est omniprésente, et la guitare en profite pour rester sur les aigus ; la voix reste dans les graves, avec le son de batterie classique des 60’s pour chapeauter.
C’est donc une découverte étonnante et très sympa, à écouter d’urgence !
Je l’avais promis, voilà donc le petit montage des vidéos prises lors de la journée des baptêmes Aéropassion/Aérodyne, notamment les vols en patrouilles. Encore une occasion de remercier les pilotes ainsi que notre tuteur pour cette journée inoubliable !
Le dernier Word pour Mac. Capture d’écran Microsoft
Après avoir lu ce très bon article de Tom Scocca, quelques réflexions me sont venues à l’esprit.
Tout d’abord, je suis d’accord avec lui pour tout ce qui concerne Word en lui même. Il m’arrive encore de recevoir des mails comportant une ligne, qui me revoie à la lettre contenue dans une pièce jointe au format Word. Pourquoi ? J’y ajouterai même une chose : même si Pages (l’équivalent de Word chez Apple) est un peu plus joli à voir, il souffre du même inconvénient majeur : le format. Tous deux utilisent un format propriétaire, non lisible par un humain (à moins que vous ne souhaitiez faire monter l’action du Doliprane, à vous de voir), et surtout qui nécessite d’avoir le même logiciel pour pouvoir le lire. Certes, il y a l’exportation, mais cette dernière produit souvent des documents parsemés d’erreurs, de décalages… Particulièrement embêtant quand le document en question est une affiche. Si l’on met l’exportation de côté, point de salut donc si je souhaite récupérer un document commencé sur mon PC et le continuer sur mon mobile (j’exclus la solution iWork + iWork sur iOS, qui cloisonne le partage à iOS/Mac).
En plus de ça, j’aime bien pouvoir écrire sans distraction visuelle. Et sur ce point, il faut bien le dire, Word (comme OpenOffice et, dans une moindre mesure, Pages) est une horreur. Entre les 45 barres d’outils qui jurent les unes avec les autres, et ce trombone de malheur qui vient sautiller devant mon texte toutes les deux minutes, j’ai en général plus envie d’écraser l’ordinateur que d’y taper du texte.
D’un autre côté, je ne suis pas partisan, non plus, de la solution adoptée par l’auteur : tout le flux de travail expliqué pour l’article en question est contenu dans l’écosystème de Google. Cette critique ne s’adresse pas à Google par simple mountainview-phobie (bien que j’aime de moins en moins cette compagnie, il n’y a qu’à lire les conditions d’utilisation de Google Drive), mais à tous les écosystèmes du genre. Oui, iCloud aussi. Le problème de travailler dans Google Docs, c’est que si le site tombe en rade (et il tombera forcément au moment ou j’en aurai besoin), il n’y a aucun moyen de récupérer son travail pour le continuer autre part. J’entends déjà le dernier rang s’écrier que iCloud me mènera au même problème, mais il dispose d’un avantage non négociable. Le document est stocké au format qui m’arrange, sur mon ordinateur et mon iPhone. Donc à deux clics d’un envoi par mail, qui me permettra de bosser autre part, même si la synchronisation en elle-même vient à lâcher.
Le format, justement, est important à mes yeux. Tous mes articles, comptes-rendus de TP, de stage et de projet sont rédigés en MarkDown. Donc dans des documents .txt, lisible sur n’importe quel appareil informatique de ce monde. Ainsi, j’évite le problème récalcitrant qui touche bon nombre de personnes, à savoir l’impossibilité d’ouvrir un document parce qu’il a été enregistré par une autre version du logiciel.
MarkDown me permet aussi d’éviter une horreur de Word, et qui, malheureusement, tend à se répandre partout, même dans les contextes professionnels : de plus en plus, on voit dans le métro des affiches sur lesquelles on peut compter une dizaine de typos différentes, et je manque d’aller les arracher tellement mes yeux saignent. Je n’ai largement pas la prétention de m’y connaître en typographie, mais j’aime bien lire un texte beau. Ou au moins qui ne m’écorche pas les yeux à la lecture. Pour moi, il suffit de deux, trois, maximum quatre polices différentes pour un document. Une pour le corps, parfois une autre pour les titres, et une version italique pour les légendes (c’est en tout cas le code que j’utilise pour Aviaplanet). Et surtout, il faut rester sur une structure cohérente. Il m’arrive à l’IUT de voir des textes avec un style différent pour chaque titre, et on ne s’y retrouve pas. Avec Markdown, on ne s’occupe plus de la typo en elle-même, juste de la fonction d’un texte — Titre, sous-titre, important, exergue… Le logiciel se débrouille ensuite pour appliquer un style sur le tout au moment de la publication.
J’avoue que Pages me sert souvent, mais c’est uniquement le mode PAO, qui me permet de créer rapidement (et sans débourser des milles et des cents chez Adobe) des affiches ou des diagrammes rapides. Mais pour tout ce qui est textuel (même agrémenté d’illustrations, liens…), tous ces logiciels sont à bannir. Je ne suis pas un extrémiste du libre, loin de là (je n’ai aucun problème avec le fait que mon ordinateur et mon téléphone tournent sous des OS fermés), mais je pense qu’il est important qu’un travail rédigé sur une machine soit lisible sous une autre — et s’il peut être en plus agréable à l’œil, tant mieux !
J’en avais parlé, j’utilise (pour l’instant) Jekyll pour gérer Aviaplanet. Au lancement de cette version, j’avais mis en place un système d’URL de type « /catégorie1/catégorie2/…/catégorien/nom_de_larticle ». Le problème, après maintenant plus de six mois, c’est que ce système donne des adresses de plus en plus longues, et, surtout, choisi, de lui même, une hiérarchie si un article est présent dans plusieurs catégories. Comme je gère les catégories un peu comme des tags (plusieurs catégories pour un même article, toutes au même niveau), ça n’allait pas vraiment. Sans parler du bazar que ça met dans le système de fichier du serveur. Et comme j’en ai un peu ras la casquette de gérer les catégories (est-ce que la catégorie a exactement le même nom que la dernière fois ? Ah mince, il ne faut pas d’accent ! et j’en passe), on passe donc a un système type « /année/mois/nom_de_larticle ». Je laisse quand même un sursis aux catégories, qui vont rester affichées en bas de chaque article. Pour ce qui est des anciennes URL, pas d’inquiétude, toutes sont redirigées automatiquement vers les nouvelles, de façon transparente (si ce n’est pas le cas pour vous, un simple rechargement de la page devrait remettre les choses en ordre).
Futures évolutions
Free.fr, c’est bien parce que c’est gratuit. Mais c’est quand même bien le seul avantage. Je ne peux par exemple pas faire une synchronisation intelligente de la version locale d’Aviaplanet , tout est recopié à chaque fois. J’ai voulu tenter un passage à Second Crack ou Stacey, deux gestionnaires de site statique, similaires à Jekyll en certains points, mais qui sont écrits en PHP, ce qui me permettrait de publier depuis mon iPhone, sans avoir à passer par mon ordinateur, voire depuis n’importe quel ordinateur équipé d’un client FTP. Raté, puisque le support de PHP chez Free est… ahem, disons simplement qu’il est ce qu’il est, quoi.
J’envisage donc sérieusement de passer à un hébergement perso chez OVH, qui m’ouvrirait alors toutes ces portes. L’adresse devrait changer évidemment, j’envisage — ô surprise — de prendre « aviaplanet.fr », mais un simple système de redirection devrait permettre à tout le monde d’atterrir sur le bon site.
Je matraque un peu avec ce groupe, mais quand on aime, on ne compte pas ! J’étais au Trianon (salle très sympa que j’ai pu découvrir à l’occasion) hier pour les voir, et je me suis régalé. De l’énergie à revendre, de la bonne humeur jusque-là…. En bref, si vous avez l’occasion, allez les voir ! Et si vous voulez le débriefing complet, c’est sur la musique d’Aviaplanet →
On plonge un peu plus loin dans le blues ! Pour commencer ce retour aux sources, un morceau de Muddy Waters, grand Bluesman s’il en est. Hoochie Coochie Man s’appuie sur une structure de « Twelve bar blues » un peu modifiée : les premières mesures de chaque couplet sont basées sur l’autre grand principe du Blues, la réponse. Chaque phrase de Muddy est ponctuée par un riff simple, joué à l’unisson par l’ensemble du groupe. Un très bon morceau, repris un nombre incalculable de fois. À écouter !
Dimanche 8 avril restera un souvenir magique. Dans le cadre du DUT génie mécanique, nous travaillons par petits groupes sur un projet de fin de première année. M. Barreau, professeur de mécanique, passionné d’aviation, nous a pris sous son aile pour la réalisation d’une perche anémométrique (qui servira à mesurer le plus exactement possible la vitesse d’un avion). En deuxième année, ses étudiants participent à la réalisation d’un ULM Luciole, et d’une soufflerie à fumée.
En ce début de fin d’année, nous avons donc été invités, ainsi que des étudiants de deuxième année et des anciens, à venir voler à Blois, sur les avions de Aéropassion, une association de constructeurs amateurs dont M. Barreau fait partie.
Les avions présents pour cette série de baptêmes étaient pour la plupart des avions de conception ancienne, tous magnifiques : un Jodel D112, un Minicab, le NC858 de notre tuteur et un magnifique Bücker Jungmann, auxquels sont venus s’ajouter dans la journée un Varieze, aux formes étranges mais finalement assez élégantes, ainsi qu’un DR400 modifié et un VLA (very light aircraft, nouvelle catégorie au-dessus de l’ULM) dans le genre des Savannah et autres STOL.
Mais plus que les avions, ce sont les pilotes qui on rendu être journée magique, avec leur passion, leur générosité… À peine arrivés, nous voilà donc partis sur une patrouille Jodel/NC autour de Vendôme. Pour qui n’en a jamais vu, et c’était mon cas, les premières minutes laissent scotché. Après 30 minutes, alors que nous sommes ailiers, notre tuteur, leader, annonce qu’il a laissé les commandes à l’étudiant. Mon pilote casse alors la patrouille, et me laisse les commandes. Le Jodel est superbe à piloter, bien plus intéressant que le Cessna, Il ne faut pas oublier de donner du pied en virage. Le temps passe vite, et nous atterrissons peu après sur la 02 en herbe de Blois.
Après un déjeuner dans la bonne humeur générale, les vols reprennent, cette fois en restant autour du circuit d’approche. Au sol, les trois ou quatre avions des patrouilles nous passent devant les yeux, moment magique lorsque le Jungmann éclaté la patrouille en partant façon chasseur, sur la tranche, plein cabré.
Je revole sur les deux dernières patrouilles, la première fois sur le Minicab. Le pilote est passionné, prend du temps pour m’expliquer toute l’histoire de l’avion avant de décoller. Nous passons d’abord ailier gauche, puis leader. Après éclatement, le pilote s’écarte, avant de me laisser les commandes, cette fois pour un petit moment, puisqu’il ne les reprend que sur la courte finale. Pendant que je tiens le manche, il continue de m’aider, me conseiller, et m’expliquer le pourquoi du comme mont des réactions de l’appareil.
Le dernier vol se fait enfin sur le beau NC de M. Barreau. La visibilité de la bulle et tout simplement énorme, on voit partout, même dans nos 6 heures. Juste à temps pour voir le Jungmann nous prendre en chasse. Éclatement, et là, moment magique. Mon tuteur trime l’avion, lâche le manche, enlève ses pieds des pédales. « Vas-y, à toi ». Contrairement au Jodel et au Minicab qui partent en roulis au moindre petit ordre au manche, on sent la surface ailaire plutôt élevée, et il faut clairement montrer à l’avion qu’on veut virer. Après une poursuite de Minicab, le Jungmann qui nous rattrape puis nous passe au-dessus en dégagement serré, nous posons finalement pour la dernière fois de la journée.
Par ce récit, ces photos, je voudrais remercier tous les pilotes d’Aeropassion, qui ont rendu être journée inoubliable, M. Barrau, notre tuteur, qui ne fait que renforcer ma passion du vol. Tous ont été géniaux, leur générosité et leur passion m’ont porté pendant ce dimanche en l’air, et j’ai du apprendre plus que pendant plusieurs années à faire des petits baptêmes en ULM ça et là. Merci !
Buddy Guy, c’est un peu le bluesman parfait. Une voix profonde (très), puissante, une diction géniale, une bonne humeur sur scène à toute épreuve… Et un jeu de guitare inégalé. Entre le picking, le slamming, c’est assez indéfinissable et surtout génial.
Sur Damn Right, I’ve Got The Blues, on a une intro criante, d’une puissance impressionnante, sur un riff de blues pourtant classique (pour les fines oreilles, c’est quasiment la même que sur Strange Brew de Cream, ou la version de Sweet Home Chicago enregistrée par Clapton sur Sessions for Robert J.), avec une instrumentation des plus classiques en blues, deux guitares, une basse, un piano et un batteur. Et la voix. Cette voix noire, magique, dont Buddy Guy a donc le secret, capable de passer du rauque grave aux aigües sur une même phrase. Le tout reposant sur un riff joué à l’unisson qui « tient » le morceau. Magique.
Cela fait maintenant une semaine que je bosse sur un blog Tumlbr, La musique d’Aviaplanet. Cela fait maintenant plus de trois mois que le morceau de la semaine est lancé, mais je manque de place ici, entre les avions, les trains et l’informatique, pour parler un peu plus de musique. Le morceau de la semaine reste donc sur Aviaplanet, mais je pourrais m’étendre plus sur ce blog, peut être même publier des enregistrements, qui sait. Donc si vous aimez le Blues, le Rock et Clapton, c’est parti !
07/04/2012MusiqueAviaplanet
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