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Test de Byword et iA Writer

Aujourd’hui, j’ai décidé de faire un test double : Comparaison de deux logiciels concurrents, mais également, et surtout, de leur cohérence entre les versions Mac et iOS.

Vous l’avez peut-être compris, ces logiciels sont iA Writer et Byword, dont les versions iPhone sont sorties il y a peu. iA Writer a débuté sa carrière sur iPad uniquement, avant de débarquer sur le Mac App Store, d’où je l’ai acheté il a maintenant quelques mois. Byword, lui, a fait le chemin inverse, passant du Mac à iOS avant-hier. Les deux logiciels sont proches sur de nombreux points, mais partagent surtout leur caractéristique principale : ce sont des éditeurs de texte. Loin des interfaces lourdes de Word ou Pages (je ne parlerai pas de celle d’OpenOffice Writer, elle me fait mal aux yeux rien qu’en y pensant), on se retrouve devant une fenêtre blanche ou légèrement texturée, et un curseur.

Fonctions & interface

Byword 1 La fenêtre de Byword…

Witer 1 …Et celle d’iA Writer

Pas de barre d’outil, donc, seulement du texte brut. Brut, pas tout à fait, puisque les deux logiciels s’appuient fortement sur MarkDown : ce langage permet de définir la fonction d’un bloc de texte, et non plus sa forme; cette dernière sera gérée par l’application à l’exportation. Les titres de premier niveau sont ainsi précédés d’un dièse, les exergues et accentuations entre astérisques… Byword va ici un peu plus loin puisqu’il permet aussi de rédiger ses textes en .rtf, sans se limiter au .txt ou .md. Dans ce cas, on accède aux options de mise en forme par la combinaison Cmd+T, qui affiche une bulle en dessous de la sélection. Cela reste limité, mais c’est déjà plus qu’IA, qui ne permet que de taper du texte brut (en MarkDown). Enfin, les deux applications sont clairement prévues pour être utilisées en mode plein écran, permettant de ce concentrer sur son texte, et rien d’autre.

Byword 2 Le mode plein écran de Byword, avec la bulle de format

Witer 2 Celui d’iA Writer, proche de la fenêtre

Pour les préférences, iA Writer va (très) loin dans la simplification, puisqu’elles n’existent pas. On aime ou on n’aime pas, mais c’est la police d’IA, avec le corps d’IA, le fond d’IA. Byword, lui, laisse le choix à l’utilisateur sur la largeur de la colonne de texte, la couleur de fond (certains préfèrent travailler et blanc sur noir), et la police.

Enfin, les deux logiciels proposent une fonction assez sympatique, légèrement différente de l’un à l’autre : “focus” chez iA, “centrage” chez Byword; Ils grisent l’intégralité du texte, expectée une phrase chez iA, et une ligne ou un paragraphe avec Byword.

MarkDown, mon ami

Les implémentations de MarkDown sont très similaires dans les deux logiciels. Le texte est invariablement noir, tandis que les balises MarkDown sont grisées, étant ainsi moi dérangeantes encore à la relecture par exemple. Tous deux disposent d’une fonction d’export en html, Byword laissant deux options : Utiliser le style de l’application, ou du code html brut. Avantage de Byword sur iA Writer ici, puisqu’il propose de prévisualiser la page html qui sera obtenue à partir du MarkDown.

Byword MarkDown La prévisualisation MarkDown de Byword

Pour les options d’export, Byword pousse un peu plus loin, proposant notamment les formats Word, pdf, LaTex…

iOS, iCloud et Mac, un trio intéressant

iOS, du pareil au même

Le but de ce test était de tester les deux applications sur Mac, mais également leur « écosystème », et donc les versions iOS (sur iPhone uniquement, je n’avais pas d’iPad à disposition au moment de la rédaction) et leur intégration avec iCloud.

Sur iOS, on retrouve des deux côtés la plupart des caractéristiques de l’application mère : Byword est plus personnalisable, offre un peu plus d’options. Les deux applications rajoutent une rangée de touches au clavier Apple : celle de Byword est plus complète, avec notamment des raccourcis MarkDown bienvenus, là où celle d’iA Writer, toutefois mieux intégrée et plus agréable à utiliser (les touches sont plus épaisses), se cantonne aux virgules, points et autre ponctuation fréquente. Il est justement temps de s’arrêter sur cette barre d’outils : si celle d’iA Writer ne propose qu’un raccourci MarkDown, c’est que la version iOS, qui était la première à sortir, ne gère pas le MarkDown comme la version Mac : on ne peut pas demander à exporter. Byword, lui non plus, ne grise pas les balises, mais permet un aperçu du rendu, ainsi que de copier le code html correspondant.

Comparaison iOS 1 iA Writer à gauche, Byword à droite, avec leurs barres de raccourcis

Byword iOS la prévisualisation MarkDown de Byword sur iOS

Pour rédiger cet article, je suis resté sur Byword, connaissant déjà bien Writer. Malgré ce que j’aurais pu penser il ya quelques mois, écrire sur un petit écran de 3,5 pouces n’est pas désagréable : Les deux applications supprimant a gestion de la mise en page (qui elle aurait été une galère, selon moi), on se concentre sur son clavier, et, franchement, c’est plutôt sympa. Et puis, il est tellement simple et génial de pouvoir commencer un texte sur son ordi, partir, et reprendre où on en était sur son iPhone !

Et iCloud dans tout ça ?

Les deux applications son prévues pour synchroniser les documents de leurs versions portables et de bureau : On a le choix entre Dropbox et iCloud. Disposant d’OS X Lion, j’utilise iCloud avec les deux logiciels ; l’intégration est relativement similaire, mais on retrouve un défaut de Lion : Apple ne fournit pas d’interface par défaut pour l’affichage des documents iCloud, et chaque développeur doit bricoler sa propre implémentation. Les deux applications partagent pour moi un défaut, peut être dû justement à la façon dont iOud est géré sur Lion : il faut d’abord créer un document sur son ordinateur, puis choisir dans le menu « déplacer vers iCloud ». Byword permet de contourner ça en ouvrant la liste des documents iCloud, ou on trouve un bouton « ajouter ».

iCloud Writer Le menu iCloud de iA Writer, peu agréable à l’utilisation

Byword 2 Déjà mieux, le dialogue iCloud de Byword

Sur iPhone, c’est pour le coup transparent, et identique des deux côtés : on aune liste de documents de l’application, et c’est tout, la synchronisation est automatique. N’importe quel nouveau document sera envoyé automatiquement sur iCloud, permettant de le retrouver aussitôt chez soi.

Comparaison iOS 2 Toujours Writer à gauche et Byword à droite. Les listes iCloud sont quasi-identiques

Il faut savoir que la gestion des documents iCloud devrait changer avec l’arrivée de Mountain Lion : toutes les applications utilisant le système de stockage de iCloud verront leur dialogue de sauvegarde et d’ouverture par défaut doté d’un onglet iCloud, qui présentera les fichiers de l’application sous la même forme que le springboard d’iOS.

Dernier détail enfin, les deux logiciels proposent d’utiliser Dropbox comme solution de syncronisation. Je n’ai pas testé en profondeur, mais le système semble identique sur iOS, tandis que sur Mac, on édite tout simplement les fichiers trouvés dans sa Dropbox, depuis le Finder.

Pour conclure

Après quelques jours d’utilisation des deux applications, et de leurs partenaires sur iOS, j’avoue être toujours indécis.

Byword reste plus ouvert, et plus flexible que son aîné iA Writer : Les personnes ayant besoin d’éditer des fichiers rtf, de gérer des styles un peu plus avancés ou des formats de fichiers plus variés, ou encore qui ne veulent pas entendre parler de MarkDown se tourneront plutôt vers lui. De son côté, iA Writer est beaucoup plus radical dans son épuration, sans aucun vrai réglage possible, et pourtant, il a ce petit truc qui me fait hésiter… J’espère avoir donné une impression objective sur ces deux logiciels, tous deux très bon à mon goût, et finalement assez différents. Bonne rédaction !