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Test de F-sim Space Shuttle sur iPhone

Voilà, j’ai un iPhone depuis un mois, et forcément, j’arpente l’App Store à la recherche d’applications sympa. Comme j’en avait entendu parler, j’ai vite acheté X-plane. On retrouve très vite les sensations de la version desktop, à savoir une vraie dynamique, l’avion n’est pas calé sur des rails. Et puis je tombe sur l’onglet navette spatiale. On peut y faire une rentrée, et l’approche de la base d’Edwards. C’est sympa, mais c’est aussi la qu’on tombe sur le défaut de X-plane pour iPhone: tous les cockpits se ressemblent, et la navette ne dispose pas d’aide pour l’approche finale.

Plus tard, je tombe sur l’App Store sur F-Sim. l’application est très spécialisé, puisque la description indique qu’elle ne simule que l’approche de la navette, et pas la rentrée athmosphérique, cette dernière étant en réel gérée par le pilote automatique. D’abord déçu de ne pas pouvoir fair rougir les tuiles thermiques de l’Orbiter, je ne l’achète pas. Malgré tout, les graphismes des captures d’écran m’ont interpellé par leur réalisme, et je retombe petit à petit dans mon ancienne passion pour cet appareil étrange qu’est la navette. Fin du programme de la NASA aidant, je retourne sur le site, regarde les vidéos de présentation, et finit par me décider.

Premier aperçu

pour commencer sur un point positif, l’application est très légère : environ soixante-dix de mégaoctets pour un simulateur de navette qui comprend deux régions entièrement reproduites en photos satellite, Cape Canaveral et le désert de Mojave (Base aérienne d’Edwards). Au lancement, on est accueilli par un menu simple et clair, qui propose trois options : Commencer un vol rapide, paramétré par l’intelligence artificielle, accéder au menu proprement dit, ou alors créer un vol.

Menu Principal Le menu principal du simulateur

Voulant voir les options proposées, je touche “créer un vol”. On arrive sur une page occupée majoritairement par une carte, centrée par défaut sur le Kennedy Space Center, et un volet latéral où sont affichées les options du vol: Approche finale ou TAEM (procédure particulière à la navette) et base d’arrivée, météo et heure, et les pannes. On trouve aussi un bouton permettant de définir les paramètres au hasard.

Parametrage du vol L’écran de préparation du vol

Une approche type de la navette

Après avoir choisi sa plateforme, on peut choisir de piloter l’approche finale ou la procédure d’entrée. cette dernière est particulière, puisqu’on survole la piste entre 50 000 et 30 000 pieds, avant de faire un virage à 270° pour intercepter le système d’approche à 10 NM du seuil de piste, à … 12 000 pieds. En effet, la navette n’est pas motorisée, et, aerodynamiquement, elle s’apparente plus à une brique qu’à un planeur de compétition. On est donc guidée à 300 nœuds, sur un plan de 20° jusqu’à être à 1000 pieds, ou on redresse pour prendre un angle de 1,5° et enfin poser nos roues sur le bitume de Cape Canaveral.

en descente vers la piste Interception du localizer. Notez la cabine en 3D

ambiance et réalisme

La première chose qui m’a frappé, c’est l’ambiance sonore. Le copilote nous donne des indications sur le vol, nous prévient de l’arrivée des différents étapes (HAC, approche, pre-flare et final flare). Les voix sont en anglais, on entent également les annonces de Houston, et le tout donne un côté très raliste.

Ensuite, le visuel. Là, c’est bluffant. J’ai été sidéré qu’on arrive à avoir une telle qualité sur un écran de cette taille : tout le paysage est photo-réaliste, réalisé à partir de photos satellite. On peut se placer à différentes vues: piste, tour, extérieur ou cockpit. Le cockpit est intégralement en 3D, on peut s’y déplacer, bien que les écrans ne soient pas dynamiques.

Le HUD, en revanche, est génial. C’est une reproduction exacte de ce que l’on peut voir sur les vidéos de la NASA, et c’est l’outil essentiel qui permet de guider l’engin.

en finale établi sur la pente primaire (20°). On voit que le HUD est collimaté à l’infini.

Une fois arrêté sur la piste, le simulateur vous proposera de voir en enregistrement du vol (durant lequel on peut changer de point de vue, accélérer, revenir, …) ou votre débriefing. Tout est consigné, du point de touché des roues à votre score, en passant par la vitesse verticale et la vitesse au touché, la vitesse de touché du train avant, l’écartement du centre de la piste… Le simulateur indique alors votre score (crash-landing, hard, safe, good ou perfect landing), et est assez intransigeant. Si vous espérez obtenir le perfect, vous avez intêret à suivre les instructions du manuel à la lettre…

Débriefing L’écran de débriefing. Tout est consigné, c’est assez impressionnant.

Météo et pannes

Le système de météo est plutôt convaincant, et on peut prendre des trubulences sympathiques. Il est impossible de demander de la pluie, puisque la rentrée de la navette est déclenchée uniquement si le temps est sec dans un rayon de 50 miles autour de la plateforme. On peut en revanche modifier a visibilité et la couverture nuageuse (temps clair ou couvert). On peut choisir un atterissage de nuit ou de jour.

Ensuite viennent les pannes. On peut choisir de faire planter le HUD (plutôt embêtant…) le système de navigation, bloquer les aérofreins sur une position, et même faire sauter les systèmes hydrauliques. De quoi donner du fil à retordre au pilote…

Le vol de la navette

Sortie du HAC On fini le virage autour du HAC, pour s’aligner sur la 33 de Cape Canaveral

Sur ce point, on ne peut que faire des suppositions : seule une poignée d’êtres humains ont eu la chance de poser leurs mais sur le manche de l’orbiter, et je n’ai vu aucun témoignage de l’un d’eux sur cette application. Quoi qu’il en soit, je dirait que le modèle parait réaliste, dans la mesure où un simulateur sur iPhone peut l’être. La navette paraît lourde aux commandes, lourde en général, d’ailleurs, par rapport à sa surface ailaire. On est loin de se sentir sur des rails.

Atterrissage Les roues flottent au dessus de la piste, quelques instants avant le touché.

conclusion

Si je ne devais donner qu’une phrase, ce serait “allez-y, foncez !”. Plus sérieusement, si vous êtes intéressés par l’aviation et la navette spatiale, cette application permet de se faire une idée de ce qu’ont été les 135 retours sur terre opérés ces 30 dernières années, pour un pris plu que correct au vu de la qualité (2,99€)

Site du simlateur

F-Sim sur l’App Store